L'emploi et la santé des seniors en Europe

Document réalisé par Eurogip, septembre 2008, 19 pages.

Les pays membres de l’Union européenne vivent aujourd’hui un important bouleversement démographique. Celui-ci s’explique par la baisse de la natalité et l’allongement de l’espérance de vie, entraînant un phénomène de vieillissement de la population. Par ailleurs, l’arrivée à l’âge de la retraite de la génération dite du “baby boom” et l’entrée généralement plus tardive des jeunes sur le marché du travail font craindre une pénurie de main-d’oeuvre.

Pour les pays européens, s’adapter à ces changements démographiques constitue un défi majeur d’ampleur inégale selon les politiques nationales choisies. La réforme des systèmes de retraite - notamment l’allongement de la durée d’activité et l’objectif d’augmenter le taux d’emploi des seniors - représente sans aucun doute l’un des axes majeurs. Mais l’amélioration des conditions de travail, la formation professionnelle continue et les actions de communication constituent d’autres leviers sur lesquels il est possible d’agir. Toutefois, pour garantir le succès des mesures visant à prolonger la vie active, la promotion de la santé en général et de la santé au travail des seniors en particulier semble être un préalable indispensable.

Les pouvoirs publics, les partenaires sociaux, les entreprises, les organismes de sécurité sociale, principalement ceux qui gèrent l’assurance “Accidents du travail-maladies professionnelles”, ont à se mobiliser dans une véritable révolution culturelle visant à faire changer les mentalités et les pratiques. Cette note a pour objet de dresser un état des lieux de l’emploi des seniors en Europe, de passer en revue les politiques globales visant à augmenter leur chances professionnelles et de présenter un panorama de mesures élaborées pour augmenter leur taux d’emploi dans les pays membres de l’Union européenne.

Publication du 08-01-2009 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

Sixième rapport du Conseil d'orientation des retraites : Retraites, droits familiaux et conjugaux

Le Conseil d’orientation des retraites a adopté le mercredi 17 décembre 2008 un rapport sur les droits familiaux et conjugaux en matière de retraite.

Ce rapport est le résultat d’un processus d’étude et de réflexion au sein du Conseil, qui s’est poursuivi sur près de deux années et qui l’a conduit à dresser un état des lieux, à prendre en compte les évolutions du contexte économique et sociologique et à analyser les perspectives d’évolution des droits familiaux et des droits conjugaux, en visant une meilleure adéquation des dispositifs à des objectifs par ailleurs mieux définis.

Le rapport recense une série de pistes concernant l’évolution possible, à court et plus long terme, des majorations de durée d’assurance (MDA) et de l’assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF), de manière à répondre au souci de compenser au mieux les interruptions d’activité des mères et les effets de la présence des enfants sur les carrières et les revenus des femmes. D’autres pistes d’évolution sont explorées en ce qui concerne les majorations de pensions pour les parents de trois enfants et plus, qui répondent à un objectif spécifique de redistribution vers les familles nombreuses. Enfin, des dispositions devront probablement être prises, en vue d’adapter à la jurisprudence européenne certains droits aujourd’hui réservés aux femmes...

Publication du 19-12-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité du document

Les retraites en 2006 : 4% de retraités en plus avec l’arrivée à 60 ans des premiers baby boomers

Deloffre A., Etudes et résultats, DREES, n° 662, 8 pages, octobre 2008.

En 2006, 14 millions de retraités perçoivent une pension de droit direct et 1,2 million une pension de réversion seule. Les retraités de droit direct sont 3,8 % de plus qu’en 2005, du fait notamment de l’arrivée à 60 ans de la première génération du baby-boom et d’une hausse des départs anticipés pour carrière longue dans la Fonction publique.

Le montant de l’avantage principal, estimé à 1 069 € par mois fin 2006, croît de 1,8% en euros constants, en raison de revalorisations supérieures à l’inflation en 2006 et d’un montant de pension en moyenne plus élevé pour les nouveaux pensionnés. La fréquence des départs avec surcote dans la Fonction publique se rapproche, en 2006, de celle des régimes de base du secteur privé. Les écarts de gains liés à la surcote sont importants mais reflètent essentiellement les différentes typologies des régimes. De surcroît, les salariés du public étant en moyenne plus qualifiés, leur retraite et une surcote éventuelle sont aussi plus élevées.

La décote est concentrée sur des départs à 60 ans avec 20 trimestres de minoration et concerne un faible nombre de nouvelles pensions du régime général et des régimes alignés. Son introduction dans les régimes de la Fonction publique contribue à diminuer les montants des pensions attribuées en 2006.

Publication du 05-11-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

Les seniors dans l'emploi territorial

Etude réalisée par le Centre Interdépartemental de Gestion de la Grande Couronne de la Région Ile-de-France, septembre 2008.

La France, tout comme de nombreux pays européens, est confrontée à un vieillissement démographique se traduisant par un accroissement des personnes âgées dans l’ensemble de la population française. Le vieillissement des “baby-boomers”, le faible taux de natalité et la progression de l’espérance de vie sont les éléments les plus fréquemment évoqués pour expliquer ce phénomène.

Ce choc démographique génère de fortes préoccupations dans le renouvellement des effectifs et dans l’équilibre du régime des retraites du fait des nombreux départs à la retraite. Pour s’adapter à cette nouvelle tendance, les politiques publiques doivent désormais prendre en compte l’allongement de la vie professionnelle, comme l’illustre la réforme des retraites de 2003 avec la durée de cotisation portée à 40 ans.

Actuellement, le phénomène “Papy boom” est au coeur des problématiques de l’emploi et suscite de nombreuses interrogations en ressources humaines. Désormais, il est essentiel de repenser les politiques en ressources humaines dans une double perspective : inciter les séniors à poursuivre le plus longtemps possible leur activité et encourager les actifs à rentrer dans la fonction publique.

Cette étude a ainsi pour objectif d’esquisser une réflexion sur l’aménagement des fins de carrières et sur les dispositifs mobilisables pour augmenter le taux d’activité des séniors.

Publication du 29-10-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité du document

La santé des seniors selon leur origine sociale et la longévité de leurs parents

Par M. Devaux, F. Jusot, A. Trannoy, S. Tubeuf, Insee, Economie et Statistique, n° 411, 2008, 22 pages.

Les descendants des cadres dirigeants et professions intellectuelles ont-ils une meilleure santé que les descendants d’ouvriers ? La longévité des parents influence-t-elle l’état de santé à l’âge adulte ? Ces deux questions interrogent l’existence d’inégalités des chances en santé. La première question a déjà fait l’objet de travaux de recherche : l’influence du milieu social d’origine résulterait à la fois d’un effet direct des conditions de vie dans l’enfance sur la santé à l’âge adulte et d’un effet indirect passant par l’influence du milieu d’origine sur le statut socioéconomique du descendant. La seconde, qui concerne une transmission de la santé entre les générations a été peu explorée. Pourtant, une influence directe de l’état de santé des parents sur celui de leurs enfants devenus adultes peut être envisagée du fait non seulement d’un patrimoine génétique commun mais aussi de préférences similaires pour la santé et d’une reproduction des comportements liés à la santé.

À partir des données de l’enquête Share, cette recherche étudie, pour la première fois en France, le rôle de la profession des deux parents et de leur état de santé, sur celui de leurs descendants à l’âge adulte, en contrôlant les caractéristiques socioéconomiques de ceux-ci...

Publication du 08-10-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité du document

Gestion des âges en Ile-de-France : le point de vue des élus du personnel

Document réalisé par l'ARACT Ile-de-France, juin 2007, 8 pages.

En juin 2007, l'ARACT Ile-de-France a mené une enquête d'envergure auprès d'un échantillon significatif de représentants du personnel. 905 élus du personnel d'Ile-de-France ont été interrogés sur la gestion des âges et ses liens avec la situation économique de leur entreprise. Ce document vous propose une synthèse des résultats de l'enquête.

Publication du 02-10-2008 | Cliquez ici pour consulter ce document

Faut-il réformer les pensions de réversion ?

Par Paola Monperrus-Veroni et Henri Sterdyniak, Lettre de l’OFCE, N°300, mai 2008, 4 pages.

Les pensions de réversion constituent un élément important du système français de retraite. En 2006, elles représentent 30 milliards d’euros, soit 1,7 % du PIB. Pour les uns, elles sont indispensables puisqu’elles permettent aux veuves de conserver un niveau de vie satisfaisant ; elles compensent, en partie, les différences de salaires entre les hommes et les femmes. Pour les autres, c’est une survivance du modèle patriarcal périmé, un avantage injuste accordé aux femmes mariées ; ce dispositif, qui ne bénéfice ni aux pacsés, ni aux concubins, est de moins en moins compatible avec les comportements actuels : l’union libre, le divorce et les remises en couple. Certains estiment que la suppression des pensions de réversion permettrait de réduire de façon importante les dépenses et donc les déséquilibres financiers des régimes de retraite, mais ils oublient que ces économies dégraderaient fortement la situation des femmes âgées et en plongeraient beaucoup dans la pauvreté...

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La réforme des retraites de 2003 : cinq ans après

Ouvrage piloté par Isabelle Bridenne et Annie Jolivet, CNAV, Retraite et Société, n° 54, juin 2008.

Cinq ans après le vote de la loi portant réforme des retraites de 2003, quel bilan peut-on en tirer ? Comment les mesures mises en place ont-elles influé sur les comportements de départ en retraite ? Quelles conséquences cette réforme et la réforme de 1993 ont-elles eues sur l’évolution du niveau des pensions ? Le numéro 54 de Retraite et Société propose une analyse détaillée de certains effets de la réforme de 2003, qui s’appuie sur les éléments statistiques à présent disponibles ainsi que sur les travaux de recherche actuellement en cours sur la question.

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Résurgence de la pauvreté dans la vieillesse ? Les débats actuels sur les retraites en Allemagne.

Par Mechthild Veil, IRES, Chroniques internationales de l'IRES, n°113, juillet 2008, 9 pages.

Le thème de la protection vieillesse revient sur le devant de la scène. Mais au lieu d’être centrées comme auparavant sur les questions de son financement et de sa pérennisation, les discussions s’intéressent cette fois-ci à la menace d’augmentation de la pauvreté dans la vieillesse. Le débat ressurgit bien qu’à l’heure actuelle le risque de pauvreté des personnes de plus de 65 ans soit, avec 11 %, inférieur à celui des autres groupes d’âge en Allemagne (Bundesregierung, 2005) et se situe en dessous de la moyenne communautaire. Il a pour toile de fond plusieurs évolutions récentes : les réformes engagées au tournant du millénaire induisant une baisse du niveau des pensions dont la progression est inférieure à celle de l’inflation ; la baisse relative des salaires ; la persistance du chômage de longue durée en dépit du retournement conjoncturel ; l’augmentation des « mauvais» emplois sous forme d’emplois (à temps partiel) précaires et non soumis à cotisations sociales. L’augmentation de l’espérance de vie a contribué à son tour à sensibiliser la population à la question de la garantie des revenus durant la vieillesse : l’espérance de vie des personnes de 65 ans et plus devrait atteindre d’ici à 2030 19,1 années pour les hommes et 22,6 années pour les femmes...

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Santé précaire au travail : quelques perspectives sociologiques

Par Sylvie Célérier, Centre d’études de l’emploi, Connaissance de l’emploi, n°56, juillet-août 2008, 4 pages.

Depuis trente ans, les analyses de la relation santé-travail ont permis de mieux comprendre les effets de l’activité professionnelle sur la santé. Elles ont été moins sensibles à l’impact de l’état de santé sur le travail lorsque les individus, aux prises avec une maladie, désirent poursuivre ou reprendre leur activité. La notion de santé précaire rend compte des situations dans lesquelles les capacités physiques et intellectuelles sont, en raison de la maladie, marquées par l’instabilité et l’incertitude. Interrogée dans ses rapports au travail, cette notion invite à dépasser les limites des catégories juridiques et à emprunter les pistes ouvertes par la sociologie. Parce qu’elle dispense, entre autres, du travail, la maladie chronique est toujours objet de jugements moraux (Dodier). Par ailleurs, elle contraint les malades à une gestion « sans fin » de leur vie (Strauss) qui influence leur façon de travailler. Autant de pistes qui invitent au réexamen de certaines dimensions du travail et de son organisation.

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Les jeunes : un rapport au travail singulier ?

Par Béatrice Delay, Centre d’études de l’emploi, Document de travail, N° 104, septembre 2008.

L’ambition de cet article est d’analyser la signification et la place accordées au travail par des actifs en emploi positionnés aux deux extrémités de la pyramide des âges. La question de la relation au travail est appréhendée à travers deux axes principaux : l’importance relative attribuée au travail par comparaison avec les autres sphères de l’existence et le type d’attachement noué avec les différentes dimensions du travail. Notre analyse s’appuie sur des études quantitatives (en particulier Ipsos 2004 et ISSP 2005) et qualitatives (une trentaine d’entretiens semi-directifs). Cette approche comparative, mobilisant des données recueillies auprès de travailleurs de moins de 30 ans et de plus de 50 ans, permet d’identifier les points de convergence et les écarts de perception entre les jeunes et leurs aînés, et, par là même, de progresser dans la compréhension du pouvoir discriminant de l’âge dans le rapport subjectif au travail. Les résultats indiquent notamment la nécessité de prendre ses distances avec le mythe d’une opposition identitaire et culturelle radicale ainsi qu’avec celui d’un insurmontable fossé générationnel entre ces deux groupes d’âge. En effet, les divergences observées renvoient moins à un affrontement entre deux conceptions antinomiques du travail qu’à une radicalisation chez les jeunes d’aspirations également présentes chez les âgés, mais de façon moins prononcée. De plus, bien que l’âge présente une certaine pertinence pour rendre compte d’écarts dans la façon d’appréhender le travail, il ne doit pas occulter d’autres critères significatifs de différenciation telle que la position occupée dans la hiérarchie socioprofessionnelle.

Publication du 01-10-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de cet article

Les rapports entre jeunes et anciens dans les grandes entreprises

Par Béatrice Delay, Centre d’études de l’emploi, Document de travail, N° 103, septembre 2008.

Une tendance récurrente dans les discours médiatiques et managériaux consiste à se représenter la cohabitation intergénérationnelle au travail uniquement sous l’angle du risque : le risque d’une plus grande conflictualité dans les relations sociales susceptible de compromettre les capacités coopératives et, à terme, de jouer négativement sur les performances collectives. Les entretiens, individuels et collectifs, conduits dans le cadre de la recherche, dont on rend compte ici, permettent au contraire de démontrer que plusieurs registres relationnels doivent être mobilisés pour qualifier les relations qui s’établissent au travail entre les salariés. Loin de se réduire à une dimension conflictuelle, ces relations renvoient schématiquement à trois configurations distinctes (coopérations actives, relations distantes, tensions), que nous nous efforcerons d’expliquer et d’analyser tout au long de ce document.

Publication du 01-10-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

Le modèle Sidre : projeter, en France, les départs à la retraite

Benallah S., Legendre F. (2008), Centre d'études de l'emploi, Document de travail, n°101, juin, 23 pages.

Ce document de travail a pour objet de présenter le modèle Sidre, un modèle simple de projection des départs des hommes à la retraite du régime général d’assurance vieillesse – Sidre pour Simuler les Départs à la Retraite –. Les données des régimes d’assurance vieillesse sous-estiment en général les durées de cotisation des assurés sociaux. Il en résulte un « biais de révélation » qui pourrait conduire à une surestimation de l’impact des réformes d’allongement des durées de cotisation. Le modèle Sidre s’appuie sur les données, d’une part, des enquêtes Emploi de l’Insee et, d’autre part, de l’ensemble des dossiers de liquidation des droits de la Caisse nationale d’assurance vieillesse de l’année 2005. Nous distinguons quinze cas différents de départ à la retraite – selon le motif et selon l’âge du départ – et nous développons une méthode qui permet de mettre en correspondance les populations potentiellement éligibles au départ et celles qui partent effectivement. Nous projetons ainsi, en supposant les comportements inchangés, les départs à la retraite des hommes jusqu’en 2020.

Publication du 02-09-2008 | Cliquez ici pour télécharger le document

Rapport d'information sur la pénibilité du travail

Ce rapport d'information a été déposé par la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales en conclusion des travaux de la mission sur la pénibilité du travail et présenté par le député Jean-Frédéric Poisson.

Cliquez ici pour consulter le tome 1 du rapport
Cliquez ici pour consulter le tome 2 du rapport

Publication du 02-07-2008 |

Le faux consensus sur l'emploi des seniors

Par Huyez-Levrat Guillaume (2008), Rapport de recherche, Centre d'études de l'emploi, n° 44, 61 pages.

L'objectif de la recherche engagée en mars 2007 sur la commande de la CFDT est d'éclairer la mise en oeuvre d'actions visant au maintien en emploi des "travailleurs seniors". Ce rapport donne tout d'abord la définition du "travailleur senior" et décrit le champ de la retraite et la méthode employée. Il s'interroge ensuite sur les motivations de ces travailleurs pour continuer à travailler et sur celles des entreprises pour continuer à les employer (pénurie de main d'oeuvre, aptitudes spécifiques aux différentes générations, motivation par le salaire, par l'intérêt du travail ou par les relations sociales au travail). La justification économique et démocratique semble être la principale raison du maintien en emploi des seniors, plus que la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences.

Publication du 19-05-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce rapport

Retraites, les rendez-vous de 2008

Cornilleau G., Sterdyniak H. (2008), Lettre de l'OFCE, 8 pages, numéro 297, avril.

L'année 2008 verra plusieurs rendez-vous importants quant à l’avenir des retraites. Les décisions prises seront cruciales pour la mise en oeuvre de la réforme de 2003. La France adoptera-t-elle une solution de consensus social ou restera-t-elle sur une stratégie choisie par le seul gouvernement, sans réelle implication des partenaires sociaux ? Cinq points devront être clarifiés :

  • L’allongement de la durée de cotisation requise de 40 à 41 ans doit être décidé en 2008 pour être appliqué de 2009 à 2012 au rythme d’un trimestre par an. Le gouvernement peut décider de repousser cette période. La loi prévoit aussi que soit revu le dispositif de retraites anticipées. Quel est le bilan des politiques visant à prolonger la durée d’activité des seniors ?
  • Les négociations entre partenaires sociaux sur la prise en compte de la pénibilité n’ont toujours pas abouti. Leur aboutissement faciliterait la négociation sur l’allongement des carrières. Faut-il des dispositifs spécifiques pour les travailleurs ayant eu des conditions de travail difficiles ?....

Publication du 14-05-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

« Il faut augmenter les cotisations ! »

Entretien avec Henri Sterdyniak par Natacha Polony, Marianne, 28 avril 2003

Marianne: Comment jugez-vous l'action du gouvernement sur les retraites ?
Henri Sterdyniak : Le gouvernement refuse l'idée d'augmenter les cotisations et de garantir un taux de remplacement. Son programme consiste donc à baisser les pensions et à reculer l'âge de départ. Mais ce dernier facteur ne peut pas être maîtrisé: il dépend des entreprises, de la conjoncture. La plupart des entreprises ne gardent pas leurs employés après 50 ans. L'Etat lui-même reproduit ces pratiques. On peut donc relever l'âge de la retraite - le Conseil d'orientation des retraites (COR) conclut d'ailleurs qu'il faudrait à terme le reculer de six ans -, cela n'aura aucune influence pour l'instant, car les travailleurs ne pourront pas rester. C'est une conséquence du chômage de masse et de la croissance ralentie. Les entreprises se débarrassent des salariés âgés pour en embaucher de plus jeunes, moins payés. Le taux d'activité est très bas entre 55 et 60 ans. On a donc recours à des dispositifs palliatifs - préretraites, dispenses... Supprimer brutalement ces dispositifs créerait de nombreux chômeurs sans droits. Le gouvernement a finalement choisi un instrument unique et dangereux...

Publication du 14-05-2008 | Cliquez ici pour lire l'intégralité de cet entretien

La discrimination à l'emploi des seniors aux Etats-Unis

Neumark D. (2008), Connaissances de l'emploi, CEE, 4 pages, numéro 53, avril.

Aux États-Unis, le vieillissement de la population contribue à accroître le rapport entre le nombre d’inactifs âgés et celui des actifs. Cette évolution menace l’équilibre des systèmes de retraite et le financement de la protection sociale. C’est pourquoi l’activité des travailleurs âgés constitue un sujet de préoccupation majeur pour les pouvoirs publics : des mesures ont été prises pour lever les obstacles juridiques et limiter les désincitations monétaires à la poursuite d’une activité ; et une politique fédérale a été mise en place pour combattre les discriminations selon l’âge.

Mais le cadre légal apparaît insuffisant, de nombreuses études ayant mis en évidence des pratiques discriminatoires. Pour aider les décideurs politiques à relever le défi du vieillissement démographique, la recherche devrait désormais s’attacher à mieux comprendre les mécanismes des discriminations, en incluant celles liées au genre, à l’origine ethnique ou géographique.

Publication du 14-05-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

Les salariés âgés face au travail "sous pression"

Mardon C., Volkoff S. (2008), Connaissance de l'emploi, CEE, 4 pages, numéro 52, mars

L’intensification du travail par accumulation de diverses contraintes temporelles constitue une évolution avérée dans les pays industrialisés. Simultanément, on constate un vieillissement de la population active, peut-être renforcé à l'avenir par l'allongement de la vie professionnelle. Dans ce contexte, comment les salariés les plus âgés vivent-ils le travail sous pression temporelle ? Et quelles en sont les incidences sur la santé ?

Selon une enquête menée auprès de 11 000 salariés de plus de 50 ans, 80 % des quinquagénaires exposés à la pression jugent cette contrainte difficile (en particulier si elle remet en cause la qualité de leur travail) et déclarent, davantage que les autres, des troubles de santé (douleurs, fatigue, digestion difficile), révélateurs d'un mal-être. Ces troubles sont toutefois atténués lorsque les salariés réussissent à mettre en oeuvre des stratégies protectrices. De tels constats incitent à rechercher des modèles d'organisation du travail facilitant le maintien de santé et des compétences tout au long de l'itinéraire professionnel...

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Etude comparative sur les pays européens ayant un taux d'emploi des seniors plus élevé

Rapport réalisé par l'OFCE et remis au COR, septembre 2007

Le vieillissement inéluctable de la population dans tous les pays européens dans les quarante années à venir fait que l’emploi des seniors devient une des questions primordiales de la politique sociale et de la politique du travail. Retarder l’âge de fin d’activité permettrait à la fois de réduire la hausse du poids des pensions dans le PIB et d’augmenter la population active disponible, donc le niveau de production. Mais reculer l’âge de la retraite ne suffit pas ; il faut que les travailleurs seniors (les 55-65 ans aujourd’hui, et de plus en plus les 55-70 ans1) soient effectivement employés.

La plupart des pays européens mettent actuellement en oeuvre des réformes institutionnelles similaires : réduction progressive ou même suppression des différents dispositifs de retraites précoces (préretraites, pensions d’invalidité octroyées pour des motifs économiques, passerelle ou dispense de recherche d’emplois pour les chômeurs âgés) ; recul de l’âge légal de la retraite ; allongement de la durée requise des carrières ; modification des règles de calcul de la pension de retraite pour les rendre plus pénalisantes aux départs précoces et plus incitatives aux départs tardifs...

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Quand le travail fait mal

Par Régis Frutier, Nouvelle Vie Ouvrière, 29 février 2008

Le travail est malade de son intensification et de ses nouvelles formes d'organisation. Les 400 personnes qui ont assisté au colloque organisé le 11 février à Montreuil par le cabinet Emergences et la CGT ont pu approfondir le sujet. Une bonne introduction à la journée du 4 mars pour qu'aboutissent les négociations sur la pénibilité et la retraite anticipée.

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Rapport sur la détermination, la mesure et le suivi des risques psychosociaux au travail

Par Philippe Nasse et Patrick Légeron, Rapport remis au Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité, 12 mars 2008

Les risques psychosociaux posent un ensemble de problèmes divers, complexes et importants du fait du poids de leurs conséquences. Parce qu’ils se développent à la frontière entre la sphère privée (le psychisme individuel) et la sphère sociale (les collectifs d’individus au travail), ils sont au cœur de beaucoup de conflits. Les oppositions d’intérêts qui les traversent entraînent une multiplication des points de vue et des approches et, finalement, une certaine confusion dans les concepts, leurs modes d’analyse et le repérage de leurs causes ou de leurs effets.

C’est pourquoi nous avons d’abord cherché à fixer clairement les concepts utilisés, puis à tracer une voie d’observation des faits couverts par ces concepts qui soit aussi dégagée que possible des contingences conflictuelles qui les entourent. Le rapport fixe l’objet principal de l’étude : le couple formé par la santé psychique de l’individu et ses conditions sociales de travail ; il détaille ensuite les méthodes d’observation de ce couple scientifiquement neutres et fiables...

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Les ouvriers du bâtiment et des travaux publics

Premières synthèses Informations (2008), DARES, février, n°07.3

Les ouvriers du bâtiment et des travaux publics : des contraintes physiques et des expositions aux produits chimiques importantes, une autonomie assez élevée dans le travail.

Les ouvriers du bâtiment et des travaux publics sont soumis à des contraintes physiques plus importantes que les ouvriers des autres secteurs d’activité : ils sont exposés aux intempéries, portent plus souvent des charges lourdes, utilisent plus souvent des outils transmettant des vibrations aux membres supérieurs. Ils sont également soumis à des situations fatigantes comme le travail debout ou les déplacements à pied, ainsi qu’à des postures pénibles : travailler bras en l’air, à genoux ou en torsion. Ils sont aussi plus exposés que les autres ouvriers aux produits chimiques et cancérogènes. Toutefois, les ouvriers du bâtiment sont confrontés à une organisation du travail moins contraignante en moyenne, et ils déclarent disposer de plus de latitude décisionnelle et de soutien social au sein de l’entreprise que les ouvriers des autres secteurs. Les intérimaires sont soumis à plus de pénibilités et de contraintes organisationnelles que les autres ouvriers du secteur.

Publication du 14-05-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

La "double peine" des ouvriers : plus d'années d'incapacité au sein d'une vie plus courte

Cambois E., Lazborde C., Robine J-M. (2008), Population & Sociétés, INED, 4 pages, numéro 441, janvier.

En France, les ouvriers vivent en moyenne moins longtemps que les cadres. Leur vie plus courte leur épargne-t-elle des années de vie en mauvaise santé ? S’appuyant sur l’enquête santé menée en France en 2003, Emmanuelle Cambois, Caroline Laborde et Jean-Marie Robine montrent que ce n’est pas le cas ; les ouvriers vivent moins longtemps que les cadres et passent plus de temps qu’eux avec des incapacités et des handicaps.

Publication du 14-05-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

Pénibilité du travail et sortie précoce de l’emploi

Premières synthèses informations (2008), DARES, n°03.1, janvier.

Les retraités précoces et les préretraités viennent plutôt du secteur public, où ils ont été plus souvent exposés au travail posté et de nuit. Les autres sont principalement issus du secteur financier. Globalement,ils se déclarent en bonne santé, comparativement aux autres catégories.

Les seniors chômeurs et les inactifs sont surtout d'anciens ouvriers provenant de l'industrie, du bâtiment et des travaux publics, et des services aux particuliers. Ils ont été exposés à de nombreuses pénibilités durant leur carrière professionnelle et ils s'estiment plus souvent en mauvaise santé.

Publication du 21-01-2008 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

Pénibilité au travail et santé des seniors en Europe ?

Par Thierry Debrand et Pascale Lengagne, Economie et statistiques, Insee, n°403-404, décembre 2007

Les conditions de travail ont beaucoup évolué au cours des dernières décennies dans les pays développés. Cette évolution s’est accompagnée de l’apparition de nouvelles formes d’organisation du travail pouvant être sources de pénibilité et de risques pour la santé. Dans un contexte de vieillissement des populations, ces problèmes sont particulièrement préoccupants, en matière de santé, d’emploi et de financement des retraites. Cette étude s’intéresse aux liens existant entre l’organisation du travail et la santé des seniors à partir de l’enquête Share 2004. Elle se fonde sur deux modèles, celui de Karasek et Theorell (1991) et celui de Siegrist (1996) qui font intervenir trois principales dimensions : la pression ressentie qui reflète la pénibilité physique perçue et la pression due à une forte charge de travail, la latitude décisionnelle qui renvoie à la liberté d’action et aux possibilités de développer de nouvelles compétences, et la récompense reçue qui correspond au sentiment de recevoir un salaire correct relativement aux efforts fournis, d’avoir des perspectives d’avancement ou de progression personnelle et de recevoir une reconnaissance méritée. Ces modèles tiennent également compte de la notion de soutien dans le travail et du sentiment de sécurité de l’emploi. Nos estimations montrent que l’état de santé des seniors en emploi est lié à ces facteurs. Un niveau de pression ressentie peu élevé mais surtout un niveau de récompense reçue important sont associés à un bon état de santé, pour les hommes comme pour les femmes. La latitude décisionnelle n’aurait d’influence que sur l’état de santé des femmes. Les résultats révèlent enfin l’importance sur la santé du manque de soutien au travail et du sentiment d’insécurité vis-à-vis de l’emploi ; quel que soit le sexe, ces deux facteurs sont notamment corrélés au risque de souffrir de dépression.

Publication du 17-12-2007 | Cliquez ici pour consulter l'intégralité de ce document

Santé, vieillissement et retraite en Europe

Par Didier Blanchet, Thierry Debrand, Paul Dourgnon et Anne Laferrère, Economie et statistiques, Insee, n°403-404, décembre 2007

Ce numéro d’Économie et Statistique présente des études francophones effectuées à partir de la vague 1 de l’enquête Share conduite en 2004 et 2005. Cette enquête sur la santé, l’activité et la retraite des 50 ans et plus en Europe (Survey of Health, Ageing and Retirement in Europe) est originale à deux titres. D’une part, elle couvre des thèmes variés, allant de la santé, du travail, des liens familiaux jusqu’aux échanges de services, en passant par la consommation, le logement, le revenu ou l’épargne. D’autre part, les mêmes questions ont été posées au même moment dans 11 pays européens. Ce qui commence à être répandu en matière d’enquête d’opinion est une première pour les enquêtes quantitatives et cette dimension internationale est au cœur même du dispositif. Elle permet de donner une ampleur nouvelle à des études menées naguère pays par pays ou en les comparant deux à deux. L’intérêt est de pouvoir confronter les expériences des différents pays et de conjuguer variabilité interindividuelle et internationale pour approfondir notre compréhension des mécanismes à l’œuvre dans le vécu du vieillissement. Telle sera précisément l’optique des différents articles de ce numéro qui ne se concentrent pas sur la situation française, mais qui se placent directement au niveau européen.

Publication du 17-12-2007 | Cliquez ici pour lire la suite de cet article

Gestion des âges, discrimination et politiques de l'emploi

Francis Meyer (2007), Droit Ouvrier, novembre.

La juxtaposition des termes du titre de l'article met en lumière l'équation à résoudre : au terme d'un cycle vertueux imaginé par la Commission européenne au sommet de Lisbonne, les entreprises devraient pratiquer une gestion prévisionnelle des effectifs faisant toute sa place aux seniors sans les évincer prématurément, les salariés devraient pouvoir s'appuyer sur les principes de non-discrimination en fonction de l'âge pour éviter une mise à l'écart du marché du travail et les différents Etats de la Communauté devraient promouvoir cette démarche en mettant en place des mesures incitatives qui poussent les employeurs à conserver les travailleurs âgés et les salariés à rester au travail.

Ce monde idéal n'existe pas et les développements qui vont suivre seront fondés sur des réalités et des constats attestés par une littérature abondante. Car les études et les indicateurs statistiques montrent que les entreprises n'ont guère changé leurs pratiques des départs anticipés, que les salariés n'ont pas renoncé à faire valoir leurs droits au départ dès que possible et que l'Etat a encore trop souvent une attitude ambiguë à ce sujet...

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Intensité du travail et trajectoire professionnelle : le travail intense est-il soutenable ?

Thomas Amossé, Michel Gollac (2007), Centre d'études de l'emploi, Document de travail, n°93, septembre.

Partant du double constat de la rapide intensification du travail observée au cours des années 1980 et 1990 et de la difficulté qu’il peut y avoir à soutenir un travail intense, nous nous intéressons au lien qui existe entre les contraintes de rythme vécues dans le travail et les changements de situation professionnelle. À la lumière de la littérature, nous formulons l’hypothèse d’un double effet de l’intensité du travail sur les carrières : positif pour les salariés qui ont les moyens de faire face aux contraintes auxquelles ils sont soumis, négatifs pour les autres. L’enquête sur la Formation et la qualification professionnelle (FQP), dans laquelle on dispose d’un calendrier professionnel sur cinq ans et d’un questionnement rétrospectif sur les conditions de travail, nous a permis de vérifier empiriquement notre hypothèse. Nous trouvons en effet que les contraintes de rythme sont associées à des mobilités plus nombreuses et qu’elles contribuent à une certaine divergence des carrières.

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Nouvelles méthodes de production et santé au travail

Michel Gollac, Serge Volkoff (2007)

Depuis les années 1990, nombre de pays industrialisés font face à une épidémie mystérieuse : l’expansion rapide des maux de dos, de tendinites affectant le poignet, le coude ou l’épaule... La progression de ces troubles, baptisés dans certains pays « lésions pour efforts répétés », surprend car on pouvait croire révolue l’époque du travail répétitif et physiquement usant…. Les recherches récentes montrent que ces troubles relèvent d’une combinaison entre répétition, pression temporelle et mobilisation de l’attention. Dans ce domaine comme dans bien d’autres, les évolutions de l’organisation du travail s’avèrent porteuses de nouveaux risques. Les mutations qu’ont connues les systèmes de production depuis une vingtaine d’années, les contraintes nouvelles que ces mutations entraînent sur l’activité de travail, et surtout la combinaison de ces contraintes, compromettent des formes de préservation de soi usuellement élaborées par les travailleurs. Elles les exposent ainsi, en ordre assez dispersé, à de multiples troubles de la santé.

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Entre demande de travail et problèmes de santé : une cartographie par métier de l'emploi des seniors en France.

Marc-Antoine Estrade (2007), Centre d'analyse stratégique, La Note de veille, n°41, janvier.

Le taux d'emploi des 55-64 ans n'était que de 37,8% en 2005 en France contre 44,1% dans l'ensemble de l'Union européenne à 15. Ce sont surtout les personnes ayant occupé un poste peu qualifié qui quittent précocement l'emploi. Pour atteindre l'objectif de Lisbonne de porter le taux d'emploi des 55-64 ans à 50% en 2010, bien connaître cette diversité de situations paraît utile pour formuler des recommandations.

La présente note a ainsi pour objet d'examiner comment s'articule, pour chaque métier, les différents dispositifs de départ en fin de carrière, les âges de départ et la demande de travail, afin de déterminer dans quelle mesure et dans quels métiers les employeurs pourraient être conduits à garder un peu plus longtemps leurs salariés. Une telle analyse permet de recenser les métiers et les secteurs où les comportements publics et privés devront être modifiés pour permettre la remontée globale des taux d'emploi après 55 ans.

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Les arrêts de travail des seniors en emploi

Nathalie Missègue (2007), DREES, Dossiers Solidarité et santé, n°2.

Les séniors en emploi se distinguent-ils de leurs cadets en termes de recours aux arrêts de travail ? Les séniors ne déclarent pas plus d’arrêts que leurs cadets, alors qu’ils se jugent en plus mauvaise santé. Toutefois, lorsqu’ils interrompent leur travail pour des raisons de santé, ils s’arrêtent pour des durées plus longues. Il ressort aussi de cette étude qu’à âge équivalent, tous les actifs ne se ressemblent pas : par exemple, les indépendants s’arrêtent moins et moins longtemps que les ouvriers. Ces derniers sont d’ailleurs les plus touchés par les arrêts de travail allant de pair avec une pénibilité liée à leur profession. On note aussi que les salariés du commerce s’arrêtent moins souvent mais plus longtemps que ceux de l’industrie.

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Conditions de travail et santé au travail des salariés de l'Union européenne

Antoine Valeyre (2006), Centre d'études de l'emploi, Document de travail, n°73, novembre.

Ce document de travail étudie les conditions de travail et la santé au travail des salariés de l’Union européenne selon les formes d’organisation du travail. Il s’appuie sur les données de la troisième enquête européenne sur les conditions de travail réalisée en 2000. La première partie présente le cadre méthodologique de la recherche et la typologie des formes d’organisation du travail – formes apprenantes, en lean production, tayloriennes et de structure simple - sur laquelle elle se fonde. Les trois parties suivantes comparent les conditions de travail des salariés européens selon ces quatre formes d’organisation du travail. Elles examinent successivement les conditions physiques de travail, les conditions horaires de travail et les pressions temporelles dans le travail. La cinquième partie porte sur les risques et les atteintes à la santé au travail qu’elle confronte selon les formes d’organisation du travail. Le résultat majeur de cette recherche comparative est de montrer que les conditions de travail et la santé au travail sont très différentes dans les nouvelles formes d’organisation du travail, les formes apprenantes et en lean production. Elles sont bien meilleures dans les organisations apprenantes que dans les organisations en lean production ou tayloriennes et souvent moins bonnes dans les organisations en lean production que dans les organisations tayloriennes. Ce résultat conduit à s’interroger en conclusion sur les fortes différences que l’on observe entre les nouvelles formes d’organisation du travail.

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Les PME et la gestion des âges

Annie Jolivet, Serge Volkoff (2006), Centre d'études de l'emploi, Connaissance de l'emploi, 4 pages, n°30, mai.

Avec la réforme des retraites d’août 2003 et la forte réduction des possibilités de cessation anticipée d’activité, les entreprises se préoccupent davantage du vieillissement de leurs salariés. Elles sont confrontées aujourd’hui à une double contrainte. D’une part, elles doivent maintenir en emploi les baby-boomers jusqu’à l’âge de la retraite. D’autre part, comme elles ont ou auront à faire face à des départs massifs en retraite, elles doivent assurer efficacement et rapidement le renouvellement de leur personnel et le transfert des compétences. L’étude présentée ici analyse une large gamme de préoccupations liées à l’âge ainsi que le degré de réflexion de près de 400 établissements de Picardie, essentiellement des PME. Les appréciations sur l’apport des seniors se révèlent nuancées. Les établissements font état de préoccupations multiples, souvent sans idée de solution concrète. Si l’acquisition rapide des compétences arrive en tête de leurs inquiétudes, les questions liées aux conditions et à l’organisation du travail tiennent une place importante.

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Plan national d'action concerté pour l'emploi des seniors 2006 - 2010

Les seniors constituent une richesse pour le monde du travail. Dans une économie fondée sur la connaissance, le capital humain occupe une place essentielle qu'il convient de valoriser. En renonçant aux compétences et à l'expérience des seniors, notre pays, nos entreprises se privent d'un atout décisif. La gestion des âges au travail est donc une condition de notre prospérité économique..."

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Départs en retraite et "travaux pénibles"

Gérard Lasfargues (2005), Centre d'études et de l'emploi, Rapport de recherche, n°19, avril.

L’état de santé des travailleurs en fin de vie active et au-delà dépend des conditions de travail et plus globalement de la pénibilité de leur travail passé. Certains « travaux pénibles » sont susceptibles d’entraîner des effets à long terme, irréversibles, sur la santé. Il en est ainsi des travaux en horaires alternants ou de nuit, des travaux à la chaîne ou sous cadence imposée, des travaux de manutention et plus globalement de la pénibilité physique du travail, ou encore des expositions professionnelles à des agents toxiques cancérogènes. Les conséquences sur la santé sont mesurables, suivant les situations, en termes d’augmentation de morbi-mortalité pour les principales causes de décès comme les maladies cardiovasculaires ou les cancers, de diminution de l’espérance de vie sans incapacité, de vieillissement prématuré ou d’altération de la qualité de vie au grand âge. Cette pénibilité objective devrait être considérée de façon prioritaire dans l’hypothèse de compensations à apporter à des sujets en fin de vie active et soumis durablement à ce type de « travaux pénibles » dans leur parcours professionnel.

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Maintenir les seniors en emploi

Jérôme Gautié (2005), Centre d'études de l'emploi, Connaissance de l'emploi, 4 pages, n°15, avril.

L’objectif affiché d’accroître le taux d’emploi des seniors dans les années à venir soulève la question des conditions de leur maintien en activité. À partir de quelques monographies de grandes entreprises, on peut essayer d’analyser certains mécanismes expliquant leur éviction précoce, au-delà du consensus social qui a consisté, dans les années passées, à reporter sur eux des réductions d’effectif liées aux restructurations. Si la question de leur coût (du fait notamment de la prime d’ancienneté) reste ouverte, il semble que les nouvelles formes d’organisation du travail et la codification des savoirs qu’elles entraînent ont pu contribuer à éroder ce qui faisait l’avantage comparatif des seniors. Il faut cependant noter que l’appréciation de leur apport à l’entreprise est très variable selon les acteurs interrogés (et spécialement au sein de l’encadrement). L’intensification du travail et la disparition, dans de nombreux processus de production, de postes périphériques moins exigeants en termes de productivité rendent plus difficile l’aménagement des fins de carrière.

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Les seniors : entre formation et éviction

Luc Behaguel (2005), Centre d'études de l'emploi, Connaissance de l'emploi, 4 pages, n°14, avril.

Selon une idée reçue, les travailleurs âgés s’adapteraient mal au changement technologique et organisationnel, handicap qui serait renforcé par un déficit de formation. La théorie économique est pour sa part plus nuancée : un changement rapide peut inciter à des formations plus fréquentes, mieux réparties sur la vie active, et bénéficier ainsi aux seniors. Empiriquement, l’étude d’un échantillon d’entreprises de l’industrie met en évidence une double réponse au changement organisationnel et technologique certains seniors sont évincés, mais ceux qui restent sont davantage formés. Ce résultat remet en cause le discours alarmiste sur la formation des seniors, surtout s’il donne à croire que des formations plus fréquentes après 50 ans résorberaient tout problème. C’est peut-être plutôt en amont qu’il convient d’agir, en promouvant des carrières diversifiées qui habituent les travailleurs à un environnement changeant et en diffusant des pratiques organisationnelles et technologiques mieux adaptées aux travailleurs âgés.

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L’intensité du travail : formes et effets

Michel Gollac (2005) - Document de 27 pages

La transformation des organisations, au cours des années 1980 et 1990 s’est accompagnée de l’apparition ou de la diffusion de diverses formes d’intensité du travail. Cette intensification est une cause de la dégradation des conditions de travail ressentie par les salariés. Toutes choses égales par ailleurs, l’intensité du travail est associée à une augmentation des pénibilités physiques et psychologiques et des risques. Les organisations déficientes, maîtrisant mal la complexité, sont particulièrement pernicieuses. Cependant, l’intensification ne peut être assimilée à une dégradation générale du travail ou du rapport au travail. Elle peut correspondre à un investissement de soi gratifié et gratifiant, tout en induisant un risque de souffrance mentale plus élevé.

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La gestion prévionnelle des emplois et des compétences

Article L320-2 du Code du travail

I - Dans les entreprises et les groupes d'entreprises au sens du II de l'article L. 439-1 qui occupent au moins trois cents salariés, ainsi que dans les entreprises et groupes de dimension communautaire au sens des deuxième et troisième alinéas de l'article L. 439-6 comportant au moins un établissement ou une entreprise de cent cinquante salariés en France, l'employeur est tenu d'engager tous les trois ans une négociation portant sur les modalités d'information et de consultation du comité d'entreprise sur la stratégie de l'entreprise et ses effets prévisibles sur l'emploi ainsi que sur les salaires. La négociation porte également sur la mise en place d'un dispositif de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, sur laquelle le comité d'entreprise est informé, ainsi que sur les mesures d'accompagnement susceptibles de lui être associées, en particulier en matière de formation, de validation des acquis de l'expérience, de bilan de compétences ainsi que d'accompagnement de la mobilité professionnelle et géographique des salariés...

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Amélioration des conditions de travail et retraite anticipée

Compte-rendu du colloque du 20 octobre 2004 organisé par la Fédération CGT de la construction. Document de 63 pages.

Plusieurs milliers de Français meurent chaque année à cause de cancers professionnels. Les hypothèses les plus optimistes parlent de 6000 cas. Cette cause de mortalité est donc plus importante que le SIDA ou les accidents de la route.

Deux études axées sur les problématiques de santé et de pénibilité au travail ont été présentées lors de ce colloque et ont permis de lancer le débat autour de ces questions.

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Pénibilité et retraite anticipée

Fiche sur la pénibilité et la retraite anticipée réalisée par la CGT

Pourquoi certains travailleurs doivent-ils pouvoir partir en retraite plus tôt ?
Quand on a travaillé dans des conditions difficiles, on risque de vivre moins longtemps. L’espérance de vie est différente selon que l’on est ouvrier ou exerçant une profession libérale, mais aussi selon les métiers exercés, selon les conditions de travail effectivement vécues selon les risques auxquels on a été exposé. Il est juste de permettre à ces salariés de bénéficier aussi longtemps que les autres de leur retraite. Seule l’espérance de vie sans incapacité permet d’évaluer la possibilité de jouir effectivement de sa retraite. L’état de santé du retraité est déterminant pour sa qualité de vie à ce moment de son existence.

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Départs en retraite : les deux facettes de la pénibilité

Anne-Françoise Molinié et Serge Volkoff (2003), Centre d'études de l'emploi, Quatre pages, novembre 2003.

Dans le débat social sur les modalités de départ en retraite, le « travail pénible » est mis en cause pour deux raisons. D'une part, les conditions de travail peuvent avoir un effet sur la longévité et sur la qualité de la vie au grand âge (donc sur la durée et la «qualité» de la retraite). D'autre part, un travail insatisfaisant renforce le souhait de départ précoce. Les connaissances scientifiques sur les relations entre âge, travail et santé, et les résultats d'enquêtes récentes incitent à prendre en compte ces deux aspects de la «pénibilité», mais sans les assimiler l'un à l'autre.

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Loi du 21 août 2003 portant réforme des retraites

TITRE Ier : DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Article 1
La Nation réaffirme solennellement le choix de la retraite par répartition au coeur du pacte social qui unit les générations.

Article 2
Tout retraité a droit à une pension en rapport avec les revenus qu'il a tirés de son activité.

Article 3
Les assurés doivent pouvoir bénéficier d'un traitement équitable au regard de la retraite, quels que soient leurs activités professionnelles passées et le ou les régimes dont ils relèvent.

Article 4
La Nation se fixe pour objectif d'assurer en 2008 à un salarié ayant travaillé à temps complet et disposant de la durée d'assurance nécessaire pour bénéficier du taux plein un montant total de pension lors de la liquidation au moins égal à 85 % du salaire minimum de croissance net lorsqu'il a cotisé pendant cette durée sur la base du salaire minimum de croissance...

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Pénibilité et retraite

Yves Struillou (2003), Rapport remis au Conseil d'orientation des retraites.

Ce rapport vise essentiellement à répondre à deux interrogations qui ne peuvent être dissociées : quelle peut être la légitimé d'un départ "précoce" à la retraite fondé sur des considérations tirées de la pénibilité du travail ? comment inciter les entreprises à prévenir et à gérer le vieillissement des salariés de telle sorte que leur maintien en activité soit possible sans altération de l'état de santé des salariés ? Yves Struillou s'attache, d'une part, à explorer les motifs pouvant justifier que la pénibilité soit prise en compte dans la définition des règles relatives au bénéfice des pensions de retraite et les modalités possibles de cette prise en compte et, d'autre part, à suggérer les voies permettant d'articuler la réparation de la pénibilité à la politique visant à améliorer les conditions de travail. Le rapport comprend cinq parties : aperçu sur l'évolution des conditions de travail et de la péniblité ; la prise en compte actuelle de la pénibilité dans les régimes de retraite ; pénibilité et retraite : quelle(s) relation(s) ? ; prendre en compte la pénibilité : choix de société et modalités techniques ; les scénarii envisageables.

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